​ 1er​ mois de combat : Joël Aviragnet ou l'art de la politique de ... la chaise vide (1ère partie)

Voilà un mois que la XVIe législature a débuté (22 juin 2022). Le premier mois des législatures se révèle être un moment important, d'autant plus dans le cas d'une majorité relative. En effet, les premières semaines sont dédiées à l'installation des différents organes qui structurent la vie parlementaire : 

Les groupes politiques : NUPES ou pas NUPES ?

Les cinq organisations (LFI, PS, Génération.s, EELV et le PCF) qui ont participé à l'alliance de gauche durant les élections législatives ont décidé de confirmer leur union via la constitution d'un intergroupe parlementaire. Cet intergroupe NUPES est composé de 75 député.e.s LFI, 31 député.e.s PS, 23 écologistes et 22 GDR[1] soit 151 député.e.s au total.

 

Joël Aviragnet dans l'hémicyle

Joël Aviragnet dans l'hémicyle

A l'instar d'autre candidat investi par la NUPES (Dominique Potier), Joël Aviragnet a émis des réserves[2] quant à cette union en rappelant que ce n'était qu'un accord électoral ou encore de la tambouille parisienne[3]. Lors de la campagne, Joël Aviragnet a été investi puis désinvesti puis finalement réinvesti après les résultats du premier tour. Un méli-mélo à faire tourner les têtes et à ne plus savoir à quel Joël se vouer.

Mais voilà, une fois à Paris, le suspens est levé. Joël Aviragnet n'a pas fait la fine bouche et a finalement décidé de s'attabler avec ses collègues Socialistes et apparentés pour partager gaiement le fameux plat parisien : la tambouille. Plus sérieusement, le député du Comminges et du Savès fait bel et bien partie du groupe Socialistes et apparentés et donc par voie de conséquence de l'intergroupe de la NUPES.

Ouf ! Joël Aviragnet serait donc bel et bien un député de combat au sein d'une gauche rassemblée et fermement décidée à lutter contre les mesures injustes du gouvernement de Macron mais aussi contre les idées de l'extrême-droite de Marine Le Pen. 

 

 

On n'avait pas vraiment de quoi s'inquièter alors ? Mais on a quand même préféré jeté un coup d'œil et comment vous dire ?

 

1er round : La présidence de l'Assemblée nationale : " Jojo " joue à cache-cache

Lieu : Hémicycle du palais Bourbon

Date : Mardi 28 juin 2022 - 15 h

Durée : 4 h 20 de combat harassant pour l'ouverture de la XVIe législature.

Objectif : Présidence de l'Assemblée nationale

Forces en présence prévues : 565 députés

1er tour : L'assemblée est au complet. Ah non ! Joël Aviragnet, Sébastien Peytavie et un député inconnu n'ont pas pris part au vote. Il faut dire que le ring n'était pas homologué, ne permettant malheureusement pas à Sébastien Peytavie, député en fauteuil roulant, de défendre ses couleurs.

Concrètement, les ministres ne pouvant pas siéger au sein de l'hémicycle, seulement 565 députés pouvaient prendre part au vote. Après avoir attentivement scruté l'intégralité de la séance publique, nous pouvons confirmer que Joël Aviragnet n'a pas déposé son bulletin dans l'urne qui scellait le sort de la présidence de l'Assemblée nationale.

 

2e round : Les commissions permanentes : " Jojo " joue au yoyo

 

Commission des Affaires Sociales (1ere Réunion - 30 juin 2022)

Commission des affaires sociales (1ère réunion - 30 juin 2022)

Lieu : Salle 6351, 1er étage du palais Bourbon, commission des affaires sociales

Date : Jeudi 30 juin - 10 h 30

Durée : 2 h 20

Objectif : Élection du bureau de la commission des affaires sociales

Forces en présence prévues : 70 commissaires

Comme en 2017, Joël Aviragnet a choisi de siéger dans cette commission.

La commission des affaires sociales est composée de 73 membres mais, parmi ceux-ci, 3 sont ministres. Comme dans l'hémicycle, ils n'ont pas le droit de siéger.

La commission est au complet pour choisir son bureau.  Ah non ! Le député du Comminges et du Savès manque une nouvelle fois à l'appel tout comme deux autres députés.

2 h 20 d'âpres batailles plus tard, la commission est fin prête pour le combat qui s'annonce la semaine d'après. En effet, celle-ci doit commencer à étudier le projet de loi du Gouvernement sur les mesures de protection du pouvoir d'achat. Qu'à cela ne tienne pour Joël Aviragnet, d'autres batailles pour la protection du pouvoir d'achat sont à l'horizon. Le rendez-vous est pris le 6 juillet 2022 et du 11 au 13 juillet 2022[4] en commission sur l'étude approfondie du projet de loi gouvernemental.

 

Composition de la Commission des Affaires Sociales au 8 juillet 2022
Composition de la commission des affaires sociales au 8 juillet 2022

Date : Mercredi 6 juillet 2022 - 14 h 30

Objectif : Étude du projet de loi des mesures de protection du pouvoir d'achat

Forces en présence : 50 commissaires

Bon ! cette fois-ci, on va droit au but. Joël Aviragnet était encore absent et, contrairement à certains de ses collègues, il n'a pas eu l'élégance d'excuser son absence. Ce n'est pas grave ! Rien n'est encore joué car il peut encore se démarquer par sa présence lors des 3 autres journées de réunion de la commission prévues avant que la loi ne soit présentée devant l'hémicycle.

Blague à part, ces réunions sont extrêmement importantes car elles permettent de façonner la loi grâce notamment à la proposition d'amendements qui seront soumis ou non au vote de l'Assemblée nationale. Par exemple, Hadrien Clouet (député de la 1ère circonscription de Haute-Garonne) a proposé que les entreprises qui verseront la prime Macron à leurs salariés et qui bénéficieront donc d'une exonération de cotisations, accompagnent cela d'une augmentation du salaire brut de 50 % de la prime l'année suivante. Pour faire simple, si une entreprise verse 1 000 euros de prime Macron à son salarié en 2022, le salaire annuel brut de ce celui-ci sera augmenté de 500 euros à partir de 2023.

 

Date : Du lundi 11 au mercredi 13 juillet 2022

Objectif : Suite de l'étude du projet de loi

Forces en présence :

On n'a pas regardé car, entre-temps, nous avons appris de source sûre que Joël Aviragnet avait changé de commission en cours de route. En effet, le 9 juillet 2022, il a rejoint la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire. Certainement que la hausse des températures en ce début de mois de juillet n'est pas étrangère à ce revirement. L'urgence n'est plus au pouvoir d'achat, contrairement à ce qu'il avait manifesté dans sa profession de foi, mais bel et bien à l'écologie. Mais certainement pas une écologie punitive comme il l'a écrit lui-même dans une de ses lettres de campagne en beau papier glacé.

 

 

Vous l'aurez compris, on ne peut encore se prononcer sur les qualités de combativité et de résistance de notre député. Néanmoins, il est indéniable qu'il a une maîtrise de l'esquive à couper le souffle !

 

Note(s)

  1. ^ GDR signifie "Gauche Démocratique et Républicaine". C'est un groupe politique comprenant 12 député(e)s PCF et 10 député(e)s ultramarins
  2. ^ Article de France Bleu daté du 13 juin 2022 à propos de l'imbroglio des investitures NUPES (https://www.francebleu.fr/infos/politique/legislatives-pourquoi-la-nupes-accuse-t-elle-les-autorites-d-avoir-manipule-les-chiffres-du-vote-1655133339)
  3. ^ Voir à partir de 3'09" dans la vidéo publiée dans le billet précédent "Joël Aviragnet : un mandat de combat !" http://lecafedesvallees.fr/index.php/post/Joël-Aviragnet-%3A-un-mandat-de-combat%21
  4. ^ Retrouver ici l'agenda de l'Assemblée nationale (https://www2.assemblee-nationale.fr/agendas/les-agendas)

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