URGENT : EXPULSION SUKRU

URGENT - EXPULSION SUKRU

Sukru est actuellement recherché par la police suite à son Obligation de Quitter le Territoire Français, bien qu'il soit en attente de jugement au Tribunal Administratif.


Cette accélération de la procédure nous alerte et nous vous demandons de vous tenir prêts pour une mobilisation rapide.  
Nous vous invitons également à contacter vos candidats aux élections cantonales de manière à ce qu'ils se positionnent clairement en soutien à Sukru. Le comité de soutien Sukru Kalkan

NDLR: Pour contacter le Comité de Soutien à Sukru par courriel : soutien.sukru@yahoo.fr
Pour suivre les infos sur le blogspot : http://soutiensukru.blogspot.com/
A consulter en ligne : LE Quotidien des Sans-Papiers, (QSP) et voir aussi "Coordination française pour le droit d'asile" (CFDA).

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Author: CafDv

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Commentaires (2)

doussat doussat ·  06 mars 2011, 11:33

J'ai juste envie de déposer ici un passage du roman de Christian Signol:
"Ils rêvaient des dimanches". L'auteur raconte le parcours d'un homme singulier: Germain, son grand-père maternel.

"...Germain n'avait jamais entendu parler des juifs, sinon par l'histoire sainte enseignée au catéchisme par le curé de Saliac dont il ne gardait aucun souvenir. Si bien qu'en octobre, la loi portant statut des juifs le laissa dans la plus totale incompréhension. Pourquoi le régime du maréchal réservait-il un sort particulier à des hommes et des femmes, qui, pour lui, étaient semblables aux autres? Ils venaient au magasin et payaient leur pain. Que leurs reprochait-on? Il résolut de ne pas chercher à comprendre et de se fier à sa conscience: un homme était un homme, une femme une femme, et il n'y avait pas à faire de différence entre eux, quelles que fussent leur religion ou leur opinions.
C'est là un héritage dont j'ai pu mesurer la richesse à sa juste valeur: j'ai eu la chance d'avoir des grands-parents qui ont donné du pain à des juifs, à des réfugiés espagnols, à des miséreux sans jamais leur demander qui ils étaient. Jamais dans mon enfance bénie je n'ai entendu le moindre mot désobligeant au sujet des juifs ou des étrangers. Pour moi, à seize ans, c'est à dire au sortir de l'enfance, tous les hommes se valaient et le racisme était sans fondement. Qu'il pût exister une hiérarchie entre les hommes, grâce à Germain et aussi, bien sûr, à mes parents, ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Je me suis souvent demandé d'où il tenait, cet homme là, cette certitude, lui qui n'avait pu aller à l'école aussi longtemps qu'il aurait souhaité. De sa conscience? de son instinct? Je ne sais pas vraiment. Peut-être la mission de faire du pain rend-elle secourable. Mais il y avait plus que cela en lui: la dignité d'homme qui lui avait été tant refusée, il l'avait acquise dans le travail et la souffrance, et il en avait conçu la conviction qu'il ne devait la refuser, lui, à personne..."

Etudiant31 Etudiant31 ·  07 mars 2011, 09:35

Attention Doussat ne confondez pas le problème des sans-papiers et le racisme.
Cet amalgame est trop facile.
C’est très bien de se donner bonne conscience en militant pour la régularisation et pour une immigration plus libre. C’est pouvoir s’endormir le soir en pensant que l’on est une personne bien avec beaucoup de morale, qui agit pour un monde meilleur. Mais c’est éviter de réfléchir aux conséquences de conditions de vie de ces personnes qui sont de plus en plus déplorables et sans solutions. C’est aussi donner plus de force au front national. C’est une démarche d’irresponsables sociaux.
Alors dormez bien mais surtout ne vous réveillez pas !
La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde -Michel Rocard 1996-

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