Comité d'Action de St-Béat - CR du 10 avril

- Reprise des cours : Hier, nous avons pu constater de par nous-mêmes de l'autisme dont est capable de faire preuve le recteur. Il joue la montre et espère bien que le mouvement s'essouffle par pourrissement. La méthode est classique. Il est désormais clair qu'on en aura pour plus longtemps qu'on l'aurait souhaité pour gagner. A ce prix, il est tout aussi clair que nous ne pourrons pas maintenir plus longtemps la pression par le blocage des cours et la déscolarisation. Nos enfants en pâtiraient directement et rapidement ; et cette carte-là, ils savent bien jouer avec.
Nous appelons donc à la reprise des cours dès le lundi 20 avril.
Ca ne veut pas dire pour autant qu'on va rentrer dans le rang et courber l'échine. Bien au contraire, nous allons juste nous adapter ...
- Autres initiatives :
Coordination des établissements touchés par les mesures de fermeture de poste de CPE : Depuis quelques jours, nous sommes en relation avec 4 des 6 collèges ou lycées touchés. Comme nous, ils sont tous entrés dans la bagarre. Tous ensemble plutôt que chacun de son côté, nous serons sans aucun doute plus "persuasifs"...
Coordination des établissements scolaires du Comminges : Cela fait plusieurs mois que s'amoncèlent des petits bouts de luttes sporadiques se succédant les unes à la suite des autres. Nous lançons l'initiative pour que, dans les premiers jours qui suivront la rentrée des congés de printemps, se tienne une assemblée générale de l'ensemble des établissements scolaires du premier et du second degré du Comminges, même ceux qui feignent de ne rien avoir vu ou qui espèrent être oubliés par Darcos.
Nous appelons à ce que ce soit l'occasion de définir une plateforme commune regroupant l'ensemble de nos revendications et à l'organisation de la solidarité inter-établissements.

Diffusion d'un journal d'information (n° spécial de SOS Ecoles de Montagne), reprenant l'essentiel des points permettant à chacun d'avoir en main les éléments nécessaires à la compréhension de ce qui se passe.
Demande auprès du député Idiart d'intervention par une question au gouvernement à l'Assemblée (éventuellement en commun avec ses collègues des autres établissements touchés ?) Le recteur a en effet reconnu lui-même que l'administration centrale ne lui donnait pas les moyens de ses besoins et que c'était au bout du compte aux parlementaires d'en définir le montant.

Localement, sur St-Béat, dès le jour de la rentrée :
- Boycott du Conseil d'Administration fantoche convoqué le lundi 20.
Nous appelons l'ensemble de ses membres : délégués des personnels, des parents, des élèves, des élus locaux, des personnalités et même des membres de droit à l'ignorer en ne s'y rendant pas.
- Opération : "Ils ne nous entendent pas, nous les mettons en quarantaine."
Nous appelons chacun des partenaires (parents, membres du personnels, élus, ...) à réfléchir et définir de leur côté quelle forme et jusqu'à quelles limites ils sont prêts, pour leur part, à donner à un appel de ce type.
- Nouvelle réunion publique d'information convoquée
Lundi 20 mars - 20h15 - Salle des fêtes de St-Béat
Compte-rendu de l'entrevue avec le recteur.
Quelle(s) suite(s) voulons-nous donner au mouvement ?

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CafDv

Author: CafDv

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Commentaires (1)

gep gep ·  10 avril 2009, 19:18

A noter toutefois que c'est bien le DEBLOCAGE pour cause de "BAC imminent" en 2003, imposé par les têtes syndicales majoritaires, et soutenu par les personnalités politiques de gauche qui a cassé net le mouvement de résistance. Et nous n'étions pas à l'époque dans un déni de démocratie tel qu'aujourd'hui.
Il serait honnête et judicieux de s'en souvenir.

Toute résistance locale comporte au moins une problématique de taille, d'être rivée sur ses propres questions sans pouvoir prendre du recul.

Il serait judicieux de se souvenir d'hier et également de regarder, en ce moment, ailleurs et à côté de soi, la lutte des enseignants-chercheurs et des étudiants, pour se demander quelles formes prennent ces grèves ouvertes et bloquantes et pourquoi. Il serait aussi justifié d'analyser le mouvement guadeloupéen, et, en chaîne, celui de l'Outremer.

On lit dans "la Dépêche" de ce jour l'inquiétude du maire de Cierp-Gaud sur l'avenir des services publics et malgré tout sa demande pour la reprise des cours à St-Béat. A vrai dire l'article a déjà plusieurs années, non ?
Une telle attitude contradictoire, compréhensible et courante dans les rangs des honnêtes gens, permettrait-elle de croire en l'amélioration des choses au fil du temps? en des négociations plus prometteuses ? en un futur plus radieux ?
Alors qu'est-ce qui s'améliore dans notre pays ? Et quelles négociations portent leurs fruits ? Et quel futur s'annonce pour nos enfants ? le brevet, le bac ? Est-ce là réellement un futur ? Cela s'appelle vue courte, vision étroite. Demain, dans quel collège leurs frères iront-ils le passer leur brevet ?
C'est juste cela que vise la politique de fer de ce gouvernement. Juste cela.

Honnêtes gens et bons cœurs, c'est un débat que nous avons eu cent fois. Mais il faudrait bien qu'enfin le passé serve. Car de ces luttes, nous en savons maintenant les issues, surtout après la formidable résistance ultramarine.
Honnêtes gens et braves cœurs, il est très difficile, je l'admets, d'être nous-mêmes extrêmes en réponse à l'extrême casse que nous subissons.
Pourtant.

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