Charlie or not Charlie ?

Au Café, il faut avouer que la récupération par certains de ce qui vient d'arriver aux copains de Charlie commence à nous gonfler. Non ! Nous n'irons pas défiler demain avec les Valls, Hollande, Netanyahou et autres consorts sous les cloches de Notre-Dame et encore moins en chantant la Marseillaise.

Du coup, même si on avoue avoir trouvé sympa le slogan "Je suis Charlie" dans un premier temps, on préfère quand même remettre les pendules à l'heure au plus tôt et prendre nos distances. Par exemple, on se retrouve nettement mieux dans le visuel diffusé par les Solidaires. Et c'est tant mieux ! Visuel_Solidaires.jpg

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CafDv

Author: CafDv

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Commentaires (2)

kfé kfé ·  11 janvier 2015, 01:09

tout à fait en accord avec le café (super pseudo non ? ;-),
Si je suis charlie
je suis aussi (et c'est indissociable de mon point de vue):
Remy
Wissam
Clément
Alexis
Pavlos
Loay
Sakine, Leila, ou Fidane
la Calle ... (la calle à lire en espagnol de 37 pour les connaiseur-euses giménologues)
....

Tousses mort-es du fascisme, politique, religieux, ou d'état, peu importe

knet (comprenne qui pourra) knet (comprenne qui pourra) ·  11 janvier 2015, 01:21

Vu parailleurs sur le net:




'' Willem : "Nous vomissons sur ceux qui, subitement, disent être nos amis"

   Désignant Marine Le Pen, le pape, la reine Elizabeth ou Poutine, le dessinateur de "Charlie Hebdo" a ironisé sur les "nouveaux amis" du magazine satirique.
   Le dessinateur néerlandais de Charlie Hebdo Willem a soutenu samedi dans la presse néerlandaise "vomir sur ceux qui, subitement, disent être nos amis" à la suite de l'attaque perpétrée contre l'hebdomadaire satirique, et a épinglé la présidente du Front national Marine Le Pen. "Nous avons beaucoup de nouveaux amis, comme le pape, la reine Elizabeth ou Poutine : ça me fait bien rire", a-t-il ironisé dans un entretien au quotidien néerlandais de centre gauche Volkskrant : "Marine Le Pen est ravie lorsque les islamistes se mettent à tirer un peu partout."
   Interrogé sur le soutien du chef de file de l'extrême droite néerlandaise Geert Wilders, Willem persiste et signe : "Nous vomissons sur tous ces gens qui, subitement, disent être nos amis." De son vrai nom Bernard Holtrop, le dessinateur satirique de 73 ans réside en France depuis de nombreuses années. Il publie ses dessins dans Charlie Hebdo et dans le quotidien Libération.
   "Ils n'ont jamais vu Charlie Hebdo"
   Questionné sur le soutien mondial à Charlie Hebdo, Willem poursuit, ironique : "Ils n'ont jamais vu Charlie Hebdo." "Il y a quelques années, des milliers de gens sont descendus dans les rues au Pakistan pour manifester contre Charlie Hebdo. Ils ne savaient pas ce que c'était", a-t-il assuré. "Maintenant, c'est le contraire, mais si les gens manifestent pour défendre le libre mot, c'est naturellement une bonne chose", a-t-il conclu.
   Willem était dans le train mercredi entre Lorient et Paris lorsqu'il a appris l'attaque menée contre Charlie Hebdo par deux islamistes radicaux. "Je ne viens jamais aux réunions de rédaction, car je n'aime pas ça", avait-il assuré au quotidien Libération : "Ça m'a sauvé la vie, peut-être."
   Il avait aussi insisté sur l'importance de continuer à publier Charlie Hebdo et à dessiner : "Sinon, ils ont gagné."

http://www.lepoint.fr/societe/wille... ... 408_23.php

   Pour le dessinateur Luz, ces manifestations sont à "contre-sens" de Charlie
   Même s'il juge "formidable" le soutien dont bénéficie l'hebdomadaire satirique, le dessinateur Luz, "rescapé" de l'attentat, estime qu'il est "à contre-sens de ce que sont les dessins de Charlie"
   Luz, l'un des dessinateurs de Charlie Hedbo "rescapés" de l'attentat meurtrier qui a frappé sa rédaction mercredi s'exprime dans une interview au magazine "Les Inrocks". Il donne son regard sur le mouvement "Je suis Charlie" unanimement repris à travers la France, jusqu'à faire de "Charlie Hebdo" un vrai symbole universel.
   "Tout le monde nous regarde, on est devenu des symboles, tout comme nos dessins". "On doit porter une responsabilité symbolique qui n'est pas inscrite dans le dessin de Charlie", explique Luz. "C'est formidable que les gens nous soutiennent mais on est dans un contre-sens de ce que sont les dessins de Charlie", ajoute le dessinateur, qui travaille à l'élaboration du numéro qui paraîtra mercredi à un million d'exemplaires, contre 60.000 habituellement.
   "Charlie se bat contre le symbolisme"
   "Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation. Il est utile à Marine Le Pen pour demander la peine de mort", note Luz. "A la différence des anglo-saxons ou de Plantu, Charlie se bat contre le symbolisme. Les colombes de la paix et autres métaphores du monde en guerre, ce n'est pas notre truc", explique-t-il. "On est un journal, on l'achète, on l'ouvre et on le referme. Si des gens postent nos dessins sur Internet, si des médias mettent en avant certains dessins, c'est leur responsabilité. Pas la nôtre", poursuit le caricaturiste.
   "Je n'étais pas à la manifestation spontanée du 7 janvier. Des gens ont chanté la Marseillaise. On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski : ils auraient conchié ce genre d'attitude".
   Selon lui, "Charlie est la somme de personnes très différentes les unes des autres qui font des petits dessins. La nature du dessin changeait en fonction de la patte de son dessinateur, de son style, de son passé politique pour les uns, ou artistique pour les autres".
   "Mais cette humilité et cette diversité de regards n'existent plus. Chaque dessin est vu comme s'il était fait par chacun d'entre nous. Au final, la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé : détruire les symboles, faire tomber les tabous, mettre à plat les fantasmes", estime-t-il.

http://www.sudouest.fr/2015/01/10/p... ... 9-6092.php

   NAUSÉE. La liste des affreux qui vont défiler demain à Paris s'allonge toutes les heures : dictateurs, criminels de guerre, exploiteurs, oppresseurs, tueurs de journalistes, de syndicalistes et de militants pour les droits démocratiques, affameurs et saigneurs des peuples du Sud, de l'UE et d'ailleurs... personne ne va manquer à l'appel.
   Un genre de Forum Antisocial Mondial.
   L'ampleur de la récupération politique est sans précédent, et crée un vrai malaise chez celles et ceux qui auraient aimer défiler pour témoigner de leur authentique tristesse et de leur sincère colère après ce qui s'est passé mercredi.
   Nous avons tous et toutes nos forces et nos faiblesses, nos doutes et nos certitudes, nos émotions et leur lot de paradoxes et de contradictions. Celles et ceux qui veulent défiler demain à Paris ne sont pas des alliés objectifs des affreux. Celles et ceux qui ne veulent pas y aller ne sont pas des alliés objectifs des terroristes.
   J'invite toutefois chacun-e d'entre nous à se dire qu'on peut avoir le coeur chaud et la tête froide, et à se demander contre qui cette coalition des affreux, qui s'en fichent éperdument des libertés individuelles, des droits démocratiques et de la justice, est dirigée.
   À se demander également quelles peuvent être les "valeurs" au nom desquelles ils vont se retrouver à Paris.
   À se demander, enfin, comment ils utiliseront, à l'avenir, cette apparente communion, ce "nous" dont ils se revendiqueront pour justifier le pire.
   Et à en tirer toutes les conséquences, pour demain, mais aussi et surtout pour après-demain.

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